Veriphi Logo
Bitcoin

L'institutionnalisation du Bitcoin a lieu présentement

by Maciej Cepnik about 1 year ago

Le dernier meetup avant la crise

En ces temps dystopiques ou le distancement social est de mise et encouragé par les gouvernements et par ses citoyens, les meetups Bitcoin en personne risquent d’être repoussé temporairement jusqu’à ce que les choses se calment.

Par l’entremise du groupe Bitcoin Montréal, nous avons tout de même réussi à organiser un meetup le 10 mars, soit deux jours avant que le gouvernement du Québec ne commence à restreindre drastiquement toutes activités sociales. Merci à tous ceux qui étaient présents pour avoir su profiter avec nous.

Évidemment, vu l’état général de la situation, nous n'organiserons pas de meetups en personne dans les semaines à suivre et nous vous tiendrons au courant de la situation. Nous planifions organiser des webinaires en ligne et potentiellement des meetups via réalité virtuelle pour tout de même permettre aux Bitcoiners de partager leur passion commune en ces temps glauques.

Abonnez-vous à notre infolettres afin d’être au courant des prochains événements virtuels.

Nous souhaitons à tous les Bitcoiners que cette période en soit une de ressourcements et de réflexions.

Le blog d’aujourd’hui est une récapitulation sommaire du meetup du 10 Mars.

Êtes-vous employé, directeur ou investisseur d’une institution et vous voulez savoir comment le Bitcoin peut aider votre entreprise? Contactez-nous dès aujourd’hui et nous étudierons la situation ensemble!

Le thème et nouveau concept du meetup Bitcoin

Pour la première fois de son existence, le meetup du 10 Mars était organisé sous le thème d’une “Conférence déjeuner”, soit un meetup prévu tôt en matinée avant que les gens n’aillent travailler.

Le ton et la nature des informations partagées lors du meetup étaient plus légers et moins techniques que lors des meetups se déroulant le soir.

Le sujet de la conférence était “L’institutionnalisation du Bitcoin”. Maciej Cepnik et Gustavo Flores Echaiz ont mis d’avant une vue générale de l’avancement de l’état du Bitcoin parmi les institutions et les grandes corporations.

Les deux membres de Veriphi ont abordé le sujet en présentant principalement des nouvelles de l’écosystème du Bitcoin qui démontrent un mouvement général d’acceptation et de développements du Bitcoin de la part d’institutions traditionnelles.

Lisez l’article ci-dessous pour une récapitulation rapide des informations qui ont été partagées lors de l’événement.

Introduction

Le Bitcoin prend forme en 2009, lorsqu’un présumé personnage anonyme connu sous le nom de Satoshi Nakamoto rend disponible à tous le code source du Bitcoin.

Les nombreux acteurs du milieu Cypherpunk peuvent alors le télécharger et commencer à contribuer au réseau de cette nouvelle forme d’argent numérique par l’entremise du minage ou encore à travers la maintenance d’un nœud complet.

Le mouvement Cypherpunk est un mouvement caractérisé par la recherche de liberté et de l’indépendance d’autorité centrales et étatique au travers de moyens technologiques et de la cryptographie.

L’invention du Bitcoin n’est donc pas issu du hasard, mais plutôt le fruit de 30 ans de tentatives de création d’un actif digital.

Bien que les utilisateurs du Bitcoin étaient tous au départ des geeks aguerris, le Bitcoin est maintenant un sujet de discussion dans les réunions de conseils des plus grandes entreprises ainsi que de nombreux gouvernements.

Pour démontrer cette évolution drastique je vous invite à visionner ce court extrait d’une séance du congrès américain portant sur le projet Libra de Facebook. Le congressiste Brad Sherman, incite le gouvernement à procéder à une interdiction de toute “cryptomonnaies” et particulièrement le Bitcoin. Il reconnaît le pouvoir perturbateur du Bitcoin sur le pouvoir monopolistique monétaire qu’on les États-Unis sur la scène internationale.

Il met en garde le congrès qu'advenant le cas ou le Bitcoin deviendrait le moyen de choix pour les paiement internationaux dans les secteurs critiques de l’économie mondiale, tel que le secteur de l’énergie (pétrole), les États-Unis auraient beaucoup à perdre d’un point de vue géostratégique.

En effet, une grande partie du pouvoir des États-Unis provient du fait que le Dollar américain reste la monnaie la plus recherchée et utilisée dans le commerce internationale. S’ils perdraient l’avantage à ce niveau, la suprématie des États-Unis serait en péril, car ils ne détiendraient plus le pouvoir d’appliquer des sanctions monétaires et financières sur leur opposants.

Avec ce court extrait présenté lors du 10 Mars, le but était de montrer à quel point le Bitcoin a évolué depuis son invention et qu’il ne s’agit pas d’un sujet à prendre à la légère.

Stigmatisme institutionnel et gouvernemental

À la suite de l’introduction, nous avons rapidement survolés les différents stigmatismes qui touchent l’écosystème du Bitcoin. Au cours de son histoire, le Bitcoin a subi beaucoup de mauvaise presse et ce souvent de manière injustifiée.

Nous avons donc révisé rapidement les plus populaires d’entre elles et les avons déconstruites.

Stigmatisme no.1: La consommation énergétique abusive

Beaucoup d’accusations sur le Bitcoin concernent l’énorme quantité qu’est nécessaire à son fonctionnement. Il y a plusieurs façons d’approcher cette reproche.

Premièrement, nous pouvons nous questionner sur la validité d’une telle accusation. Dans un contexte de marché libre, les entreprises qui payent pour de l’énergie devraient-elles se faire dicter comment elles peuvent l’utiliser par certains qui ne payent rien? Après tout, il s’agit d’un marché comme tout autre régi par la loi de l’offre et de la demande. Dans un cas ou certains désireraient un contrôle plus ferme sur ce que l’on a le droit de faire suite à l’achat d’énergie, à qui donnerait-on le droit de régir le droit à la consommation?

Des questions qui nous ramènent rapidement à la conclusion qu’une ingérence au niveau de la façon que les entreprises dépensent leur énergie peut rapidement devenir néfaste à cause du contrôle qui est nécessaire pour renforcer ce genre mesures.

De plus, en quoi la consommation électrique est-elle mauvaise en soi? Imaginer la quantité d’énergie dépensé uniquement pour maintenir les lumières de Noel allumées à chaque saison. Pourtant les journaux n’ont pas commencé à se plaindre de cette consommation électrique discutablement non-nécessaire. Cela nous porte à croire que ce genre d’attaques de la part de média est fomentée par de la mauvaise foi et des intérêt cachés.

Dans le réseau du Bitcoin, chaque joule d’énergie additionnelle utilisée par les mineurs augmente le nombre de hash produit par ceux-ci et qui produisent la preuve de travail. Plus de hash sont générés, plus il est difficile d’attaquer le réseau du Bitcoin et de tenter de modifier son historique. La consommation éléctrique du Bitcoin est donc nécessaire pour en garantir sa sécurité.

Sans vouloir se justifier nécessairement, une statistique intéressante de la part d’un rapport de CoinShares, nous apprend qu’autour de 75% de l’énergie consommée par le réseau du Bitcoin provient de sources d’énergie renouvelables. Mais ça, les médias évitent d’en parler…

Stigmatisme no.2: Le Bitcoin est uniquement utilisé par les criminels

Une autre critique populaire du Bitcoin est qu’il est uniquement utilisé par les criminels. Bien que les débuts du Bitcoin étaient fortement caractérisés par l’utilisation disproportionnée du réseau par des groupes criminels, cela n’est plus le cas aujourd’hui.

Selon un récent rapport de Chain Analysis, moins de 1% de l’activité du Bitcoin a été identifié comme illicite.

Aussi, le fait que le Bitcoin a été utilisé fortement par des criminels valide sa proposition de valeur. Le Bitcoin est un réseau décentralisé, basé sur un réseau pair à pair et résistant à la censure.

Repérer les indicateurs d’un écosystème en croissance!

À la suite de cette introduction et exploration de divers stigmatismes qui touchent le Bitcoin, nous avons continué la présentation en présentant quatre volets qui démontrent la croissance de l’écosystème.

Nous avons exploré le contexte (de):

  • Sécurité
  • Réglementaire
  • Financier
  • Technologique

Contexte de Sécurité

Étant complètement numérique, le Bitcoin est une toute nouvelle forme d’actif qui recueille son propre lots de difficultés et de défis en matière de sécurité. Avant de se faire intégrer dans des portfolios d’investissement et avoir sa place au sein de grandes corporations, ces dernières doivent s’assurer qu’elles ont les mesures appropriées qui leur permettent de conserver le Bitcoin de manière sécuritaire.

La sécurité du Bitcoin et de ses règles protocolaires sont garanties par son réseau de nœuds complets, ainsi que sa flotte de mineurs. Par contre, qu’en est-il de la sécurité liée à la préservation et la manipulation des clés privées par ses utilisateurs?

Étant une responsabilité individuelle, la conservation des clés privées est depuis le tout début un défi que plusieurs n’ont pas réussi à outrepasser. Que ce soit par négligence ou encore à la suite d’attaques informatiques, il est maintenant reconnu qu’entre 2 et 4 millions de bitcoins sont irrécupérables. Une somme énorme considérant que le nombre total de bitcoins qui seront émis n’est que de 21 millions.

L’histoire du Bitcoin a assisté à l’émergence de logiciels et matériaux informatiques spécialisés qui permettaient une génération de clés et d’une conservation plus facile. Des millions d’exemplaires de portefeuilles physiques tels que Ledger ou Trezor ont été produits. Cependant, ces engins bien qu’ils répondent généralement bien aux besoins de sécurité des particuliers, n’atteignent pas le degré de sécurité et de personnalisation recherché par des fonds institutionnels ou ceux de grandes corporations.

Cette demande de sécurité élevée a donné lieu à un tout nouveau marché de compagnies qui offrent maintenant des services de garde avancés de bitcoins. Bien qu’elles règlent généralement tous le même problème, chacun à une approche différente.

De nombreuses technologies connexes ont également été développée ou exploitée pour renforcer la sécurité de fonds digitaux.

Par exemple, la technologie de multi-signatures est particulièrement prisée par ces nombreux systèmes de sécurité. Cette méthode consiste à séparer l’accessibilité aux fonds bitcoins au travers d’un contrat directement appliqué au niveau du protocole. Cette technologie permet la création d’un maximum de 15 signataires et un nombre moindre ou équivalent de signatures sont nécessaire pour débloquer les fonds en soi.

Avec l’avènement des signatures Schnorr au sein du Bitcoin, cette limite de 15 signatures pourra éventuellement être enlevée, ce qui apportera encore plus de flexibilité sur la manière que les compagnies construisent leur système de sécurité.

En plus de la composante technologique constamment en itération et en amélioration, les procédures et l’aspect humain entourant la manipulation des clés a grandement été mis à l’étude pour éviter des risques tels que la collusion, la corruption ou encore de la simple négligence.

Aujourd’hui, un secteur mature composé de dizaines de compagnies de gardes de Bitcoin compétitionnent afin de sécuriser les fonds bitcoin des entreprises.

Un signe clair de l’acceptation de cette industrie se voit au travers de fonds sécurisé à 100% par des compagnies d’assurances. Par exemple, une compagnie montréalaise nommée Kn0x, garantie en entièreté tous fonds bitcoins qui sont protégés leur système.

Contexte Réglementaire

Qu’on le veuille ou non, le Bitcoin se doit d’avoir un contexte réglementaire clair afin qu’il puisse être adopter au sein de grande entreprises et d’institutions gouvernementales.

Encore aujourd’hui, l’incertitude quant à la nature de l’actif qu’est le Bitcoin peut désister beaucoup d’entreprises à s’y aventurer prématurément. De nombreuses législations sont attendus de la part des gouvernements et nous pouvons présumer que beaucoup d’entreprises attendent ce genre de réglementation avant de se lancer dans le Bitcoin.

Durant la présentation, nous avons donc présenter quelques nouvelles qui touchent le secteur réglementaire de cette industrie afin de démontrer les avancées à ce niveau.

1. Clarification venant du ministère de la Finance des régles canadiennes touchant les lois relatives au blanchiment d’argent pour les courtiers de crypto-monnaies. Plus de détails ici. Publié le 12 juillet 2019.

2. Les autorités canadiennes en valeurs mobilières reglémente d’avantages les platformes d’échanges au travers de la récente annonce sous la forme d’un document intitulé; Indications sur l’application de la législation en valeurs mobilières aux entités facilitant la négociation de cryptoactifs. Plus de détails ici. Publié le 16 janvier 2020.

3. Acte nouvellement déposé au congrès américain par le congressiste Paul Gosar dont le but est de: ‘’Clarifier qu’elles agences fédérales devront réglementer les actifs numériques en plus d’exiger des ces agences une information claire au niveau de toutes certifications ou engistrements nécessaires par loi pour les activitées entourant les actifs digitaux.’’ Plus de détails ici.  Publié en Février 2020.

US Congressman Introduces Crypto-Currency Act of 2020

En plus des nouvelles canadiennes et américaines, des réglémentations de la part de la Corée du Sud et de l’Inde légétimisent également le Bitcoin. Plus de détails ici.

Contexte Financier

Nous avons enchaîné la conférence en survolant le contexte financier de l'institutionnalisation du Bitcoin. Contrats à terme, ETFs, prêts collatéralisés et plus encore ont été au rendez-vous!

Contrats à terme

Il y a de ça déjà plusieurs années, ce qui semble encore proche mais se retrouve loin dans le passé, le Bitcoin atteignait son prix le plus élevé de son histoire, proche de la barrière des $ 20 000 USD. Ce décembre de l’année 2017 fut aussi marquant pour une autre raison, les contrats à terme de Bitcoin furent leur apparition sur le principal marché mondial de commodités, le CME (Chicago Mercantile Exchange).

Plus récemment, la plateforme de courtage Bakkt a été lancé par plusieurs investisseurs, dont ICE (InterContinental Exchange) étant le principal. Cette dernière vise à se diffère du CME en ayant une concentration uniquement sur les cryptomonnaies et en laissant les investisseurs régler leur contrats de manière physique. Cela signifie qu’à la fin du contrat, l’investisseur peut recevoir du Bitcoin directement, et c’est la façon que le marché traditionnel de contrats à terme fonctionne avec d’autre commodités. Leur marché de dérivatifs est aussi accompagné d’un ‘’Warehouse’’, une caisse sécurisée qui détient les Bitcoins.

Lors de ce lundi 16 mars, Bakkt vient d’annoncer une levée de fonds de série B d’une valeur de $300 Millions de dollars américains. Leurs opérations visent à s’étendre à plusieurs autre facettes de l’industrie du Bitcoin : portefeuille, échange d’achat et vente de Bitcoin et plateforme de paiements, avec une intégration déjà établie sur l’application Starbucks.

Prêts collatéralisés

En Amérique du Nord et plusieurs autres régions du monde, une vente profitable du Bitcoin exécute un gain en capital au niveaux des impôts. Pour des investisseurs qui cherchent de la liquidité rapide en monnaie fiduciaire mais qui ne cherchent pas à se désinvestir du Bitcoin pour le long terme, cette norme peut être inconveniente.

Suite à cette situation, les fournisseurs de services financiers de l’industrie du Bitcoin ont ajouté un nouveau service : des prêts collatéralisés. Le processus est simple, un investisseur envoie un montant de Bitcoin à l'emprunteur et il reçoit un transfert bancaire quelques heures ou jours plus tard, d’une valeur de 50% du Bitcoin envoyé. Ensuite, un intérêt, souvent de 0.5-1% par mois est appliqué, et le remboursement doit se faire sur une période de 12 mois. Si la valeur du Bitcoin descend, un appel de marge risque d’avoir lieu et l'emprunteur n’aura pas le choix que de vendre une partie du Bitcoin pour rembourser la dette et ramener le taux d’emprunt/montant déposé à un taux établi, souvent 70%. L’investisseur pourra aussi rajouter du Bitcoin dans le compte afin que son Bitcoin ne soit pas vendu.

BlockFi et Unchained Capital sont parmi des principaux acteurs du marché Américain, et au Canada, la startup Ledn offre un service similaire. Fondé en 1988, la banque Silvergate offre une gamme de services bancaires aux compagnies de l’industrie du Bitcoin et l’industrie de la Fintech. Cette dernière a récemment lancé un service conjoint avec la plateforme de courtage Bitstamp, où ils offrent à leur clients des prêts collatéralisés et Bitstamp détient les Bitcoin de manière sécurisé.

ETF & Square Crypto

Lorsqu’on parle d’institutionnalisation financière du Bitcoin, le sujet le plus fréquent sont l’établissement de ETFs (Exchange-traded Funds) ou des FNB (Fonds négociés en bourse) aux États-Unis. Ce 26 février dernier, le SEC (Securities Exchange Commission) a encore refusé une proposition de FNB par l’entreprise New Yorkaise, Wilshire Phoenix.

Malgré la décision, Hester Peirce, commissaire de l’institution en question et aussi connue en tant que ‘’Crypto Mom’’, a rejoint la communauté Bitcoin dans la déception face à l’institution et a remarqué les difficiles consignes auxquels le Bitcoin est assujetti aux yeux de la SEC. Il reste probablement plusieurs étapes à surmonter avant que ce défi soit derrière nous.

D’un autre côté de l’institutionnalisation financière, la compagnie américaine Square a récemment annoncé qu’environ la moitié de leur revenue du dernier trimestre 2019 était dû aux transactions d’achat de Bitcoin sur leur plateforme, Cash App. Jack Dorsey, le PDG, est un grand Bull du Bitcoin, l’ayant acclamé comme ‘’la monnaie de l’internet’’ et comme son seul investissement dans les cryptomonnaies. Aussi, à travers une filiale qui s’intitule Square Crypto, une équipe de développeurs est financé pour travailler que sur le développement open-source de l’écosystème Bitcoin.

Contexte Technologique

Le Bitcoin est une révolution monétaire avant tout, mais certaines institutions ont porté intérêt à des applications technologiques qui dérivent leur valeur de l’immuabilité du registre des transactions.  Nous allons explorer comment la fonction OP_RETURN du protocole peut être utilisé dans l’horodatage et les système d’identité décentralisée. Ensuite, nous ferons un survol d’une technologie pertinente pour les institutions, le réseau Liquid et son système, Elements.

Horodatage et identité décentralisée

Les bitcoins n’existent pas vraiment, ce qui existe est un ensemble d’UTXOs (Unspent Transaction Outputs) qui est le relevé complet des comptes ayant une balance positive de Bitcoin. Lorsqu’une transaction Bitcoin a lieu, un UTXO se dépense et un ou plusieurs nouveau(x) UTXOs se créent. Chaque UTXO est lié à un script, qui détermine les conditions à répondre pour le dépenser. Souvent, le script sera bien simple, il s’agira que de signer la dépense d’UTXO avec la clé cryptographique associé à l'adresse où il a été reçu.

Cet ensemble d’UTXO est une composante cruciale du registre des transactions Bitcoin et est séparé mais dépend de l’historique transactionnel, le blockchain. En réalité, un noeud Bitcoin, après avoir vérifié l’authenticité de l’historique, peut l'éliminer de son disque dur et garder que l’ensemble d’UTXOs pour sauver de l’espace, sans affecter son fonctionnement.

Cette procédure fait totalement du sens pour les transactions de Bitcoin, mais lorsqu’un usager veut horodater une donnée en la rajoutant au registre, il est mieux de pas l'ajouter comme une transaction normale, afin de ne pas polluer l’ensemble d’UTXOs. Si les usagers suivraient ce comportement inadéquat, l’ensemble d’UTXOs ne cesserait de croître car ces transactions ne peuvent pas être dépensées par la suite; rouler un noeud deviendraient exponentiellement de plus en plus difficile.

La fonction OP_RETURN existe dans le Bitcoin pour cette raison, afin de permettre aux usagers d'insérer des données sans créer un UTXO. Évidemment, l’usager paie un frais aux mineurs pour l’espace consommé dans le registre, comme pour toutes les transactions.

Opentimestamps est la principale technologie utilisée dans le Bitcoin pour l'horodatage de données, de manière extrêmement scalable. On commence avec une donnée quelconque et on la hache avec une fonction, SHA256 par exemple. Ensuite, avec l’utilisation d’une technique cryptographique intitulé Merkle Trees, on peut combiner des milliers de hashs en un, ainsi réduisant la consommation d’espace de manière exponentielle. N’importe qui peut ensuite vérifier que le hash initiale se retrouve dans le merkle hash, la combinaison finale, qui est la donnée à insérer dans le blockchain.

À travers le fournisseur de services Woleet, plusieurs entreprises de taille institutionnelle, telles que Servier, EDF, Kering et Acciona, ont utilisé le Bitcoin afin d’horotoder des données en lien avec leurs produits et services.

Opentimestamps est la principale technologie utilisée dans le Bitcoin pour l'horodatage de données, de manière extrêmement scalable.

En plus de l’utilisation d’Opentimestamps, l’identité décentralisé est une application explorée par le géant technologique Microsoft. En mai 2019, l’équipe dédiée à cette recherche a lancé de manière open-source le réseau décentralisé ION, bâti sur le Bitcoin. La même technique de scalabilité est employé, et beaucoup de développement dans cette innovation s’est fait dans les derniers mois. La compagnie fondé par Bill Gates, est membre de la DIF (Decentralized Identity Foundation) qui travaille, parmi d’autre projets, sur l'implémentation d’un système sur le Bitcoin.

Le réseau Liquid

Pour lire sur le réseau Liquid en profondeur, vous pouvez jeter un coup d’oeil à un article rédigé par Veriphi il y a quelque mois. Sinon, voici une courte explication.

En 2014, Adam Back, Austin Hill et plusieurs autres développeurs Bitcoin ont annoncé la fondation de Blockstream, une entreprise visant à contribuer au développement open-source du Bitcoin et visant à faire la mise en marché d’une solution de technologie sidechain, le réseau Liquid. Blockstream ramassa au dessus de $100 Millions de fonds à travers plusieurs rondes de financement avec des noms tels que le Groupe AXA Ventures, Tencent Ventures, Digital Garage et Reid Hoffman parmi leurs investisseurs.

La première contribution d’une solution sidechain a été le système Elements, qui est totalement open-source et a assez de documentation pour permettre aux entreprises de créer leur propre réseau sidechain. Plusieurs projets se sont basé sur Elements, tels que le DGLD de Coinshares & Blockchain, un jeton qui repose sur la valeur de l’or en ayant comme équivalence une réserve de la commodité. Le réseau où DGLD repose, Mainstay, a été développé par Commerce Block grâce à Elements.

Le réseau Liquid existe depuis Octobre 2018 et ne cesse de croître, il y a maintenant plus de 30 entreprises de l’industrie des crypto monnaies qui sont des membres, tels que Bull Bitcoin, BitMEX, Bitfinex et Xapo. Les utilisateurs de Liquid peuvent transiger des montants élevés et le règlement se fait en 1 minute à la place de 10 minutes en moyenne pour le Bitcoin. Aussi, les utilisateurs peuvent émettre des jetons de manière très simple, pour créer des sécurités équivalentes à des actions, obligations ou des monnaies fiduciaires. La fonctionnalité la plus intéressante selon nous est la confidentialité que la technologie Confidential Transactions permet; on peut effectuer des transactions en cachant le type d’actif et le montant transigé.


Les organisations de taille institutionnel peuvent rejoindre le réseau Liquid ou peuvent utiliser le système Elements aujourd’hui pour développer des applications de type blockchain par dessus le Bitcoin et en utilisant sa sécurité, mais avec plus de contrôle sur la gouvernance. Pourquoi créer un autre système monétaire si l’on veut simplement créer une application? Avec les sidechains, on n’a pas besoin d’utiliser une autre crypto monnaie peu sécuritaire et peu utile, on peut développer sur le Bitcoin, le roi.

LE PLUS IMPORTANT!

Nous avons trouvé LA nouvelle qui témoigne de l’institutionnalisation du Bitcoin et de son acceptation parmi les grands de ce monde!

Jack Dorsey, le CEO de twitter, offre en primeur le 2 février 2020, l’emoji officiel bitcoin tant attendu par ses utilisateurs, démontrant du même coup que le Bitcoin est en voie d’adoption massive.

Conclusion

L’institutionnalisation du Bitcoin est en train de s’opérer au travers de bien de secteurs de l’écosystème. Si vous travaillez dans une entreprise et que vous souhaiteriez voir le Bitcoin se faire adopter au sein de votre institution, l’équipe de Veriphi est disponible pour discuter des nombreux avantages que peut apporter le bitcoins au sein d’une organisation.

Nous maitrisons également les divers technologies qui permettraient à votre entreprise d’intégrer Bitcoin sécuritairement.

Réservez une plage horaire pour une discussion en ligne avec l’un de nos experts ou encore partager avec nous vos défis au niveau du Bitcoin en nous envoyant un courriel à contact@veriphi.io.

Rester à jour au travers de notre infolettres pour être au courant des prochains meetups en ligne.

Newsletter

Stay up to date on Bitcoin by signing up to our newsletter!

Newer post

Votre Guide Pour l'Émission d'Actifs
by Tristan Borges Solari about 1 year ago

Older post

Le Bitcoin est-il imposable au Canada?
by René Vergé about 1 year ago
Send Feedback
Veriphi Logo
Montreal, Quebec, Canada
MSB License : M20484233
© Copyright 2020, Veriphi Inc. All rights reserved